Chirurgie: la rhinoplastie en détail – Update #2

L’article le plus populaire sur le blog est celui que j’ai écrit après ma chirurgie esthétique. C’est dingue le succès que rencontre ce post sur la rhinoplastie. Ensuite je me suis rendue compte que la chirurgie c’était un peu taboo, alors que pour moi cela devrait être tout le contraire pour la faire accepter. Je suis très transparente sur ces choses-là, et si je devais repasser encore sur la table d’opération, je n’aurai pas de problème à en parler. D’ailleurs combien de fois m’a-t-on dit que j’avais un très joli nez et je répondais naturellement que ce n’était pas le cas il y a quelques années. Beaucoup me demandent pourquoi je l’ai fait, si ça fait mal, le temps de récupération… Et j’ai reçu beaucoup de commentaires et d’emails à ce sujet donc je me suis dit que trois ans après la chirurgie, il serait bon que je remette les choses à plat pour vous éclairer, aussi insignifiante que mon aide puisse être. Attention, pavé!

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  • Certaines personnes vous jugeront forcément. Comme s’il fallait une bonne raison pour se faire opérer. Combien de fois ai-je entendu « mais tu l’avais cassé, tu ne pouvais pas respirer? ». A ce niveau-là, c’est très personnel, vous répondez ce que vous voulez. Je ne pense pas que quiconque ait à se justifier de quoi que ce soit. Certains vivent très mal leur complexe, qui sommes-nous pour juger de la nécessité de l’opération? Le mien était cassé certes, mais il ne m’empêchait pas de respirer, il n’est que très légèrement dévié et donc le chirurgien ne l’a même pas remis en place. En revanche j’ai eu des greffes de cartilages à des endroits où il en manquait. Mais j’obsédais et je me sentais mal dans ma peau. Je l’ai fait pour moi, pas pour les autres.
  • J’ai cru qu’en me faisant opérer, d’un seul coup, tout rentrerait dans l’ordre et j’aurai une confiance en moi qui casserait la baraque. Ce n’est pas le cas, du tout. En revanche, je ne regarde plus mon nez sous tous les angles dans le miroir (ou les vitres d’ailleurs) cent fois par jour, et franchement j’étais à un certain niveau de paranoïa. Quand on me regarde dans la rue, je ne me dis plus que c’est à cause de mon nez. Je trouve mes traits plus doux avec ce nez. Je suis toujours la même personne, et à vrai dire avant l’opération j’avais peur de ne plus me reconnaître. Maintenant, c’est quand je regarde les anciennes photos que je ne me reconnais pas! J’ai oublié ce nez d’autrefois. J’ai gagné en assurance mais pas au point que je l’imaginais (ou le souhaitais d’ailleurs). Bref, c’est un soulagement pour mon esprit. Je n’ai plus cette obsession mais ça ne m’empêche pas de devoir prendre cent photos pour en trouver seulement trois tout juste correctes pour le blog, à peu près comme avant la chirurgie…
  • Mon nez n’est pas parfait et ne le sera jamais, et ce n’est pas la peine de comparer votre chirurgie à quelqu’un d’autre. Comme regarder des photos d’actrices/personnes célèbres y ayant eu recours également, car vous êtes uniques. D’ailleurs je remercie mon chirurgien de ne pas avoir fait de simulation de résultat final. Il avait tout détaillé donc j’étais bien préparée, mais je n’ai pas eu de photo simulation, qui aurait probablement contribué à une déception du résultat final parce qu’il n’y a pas 100% d’exactitude à une retouche photoshop. Quand on obsède, on veut la perfection, on veut l’exactitude de cette photo retouchée, mais croyez-moi, le résultat est proche mais pas complètement fidèle. Les miracles de photoshop.
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avant l’opération

  • Parfois, la chirurgie permet juste de passer d’une obsession à une autre. Et je m’y attendais un peu. Je suis plus focalisée sur mon second gros complexe, mais j’avais donné la priorité était mon nez car beaucoup plus voyant. Je vais devoir régler le problème de ma seconde obsession pour des raisons médicales dans tous les cas, en passant par la case chirurgie. Après ça, je suis sûre que je trouverai encore quelque chose à redire, mais ça ne veut pas dire que je repasserai par la case chirurgie à chaque fois que je me trouve un petit défaut. Cela ne signifie pas que c’est malsain de se trouver d’autres défauts, c’est juste l’éternelle insatisfaction.
  • Faire une chirurgie ne signifie pas que la personne va se transformer en poupée siliconnée. Cela fait aussi partie du jugement des gens. J’ai entendu dire quelques fois que je m’étais refait faire les lèvres, avec une photo à l’appui (haha) parce que justement j’ai osé me refaire faire le nez, donc je suis désormais capable de tout dans l’esprit des gens. Bref, j’ai seulement répondu que non, sans m’étendre sur le sujet, car si j’estime que si j’ai envie de faire quelque chose, je n’ai pas besoin de l’avis des autres et si ça les amuse d’essayer de déceler des chirurgies dissimulées soit disant « non assumées », soit.
cette semaine

samedi

Maintenant concernant les suites opératoires de la rhinoplastie,

  • La pointe du nez restera toujours dure. Certes elle dégonfle avec le temps, mais il reste cette sensation qui rappelle que ce n’est pas le nez d’origine. D’ailleurs, je repère à des kilomètres si un nez est refait, pas à cause de la cicatrice (la mienne a clairement été réussie, on ne la voit pas), mais à cause de cette pointe qui paraît dure et « lisse ». Je ne saurai pas vraiment vous l’expliquer, mais il y a comme du cartilage en relief et la peau semble très « lisse ».
  • Il vous faut de la patience. Beaucoup de patience. Parce que la première semaine est horrible. Tourner en rond une semaine en arrêt à la maison, attendant que l’on retire les fils non résorbables (mais le résultat sera plus joli au final). D’abord les bleus, parfois le sang dans les yeux. Mes yeux étaient clos durant une journée entière à cause des bleus qui se sont formés sur les yeux, quand j’ai pu les rouvrir des vaisseaux avaient éclatés, mais ils sont partis après la deuxième semaine. Des bleus et un gonflement sont apparus sur ma mâchoire après quelques jours. Rien d’anormal et tout rentre dans l’ordre au bout de quelques jours, moins d’une semaine. J’ai commencé à retrouver mon visage d’avant au bout d’un mois et demi. Au bout de deux mois je me sentais normale à nouveau, je pouvais bouger la lèvre supérieure qui était restée immobile tout ce temps et je m’étais complètement faite à mon nez. Mais il a continué à dégonfler sur une période d’un an. Les narines ont aussi changé de forme. Au bout d’un an cependant mon nez a arrêté de se transformer.
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4 mois après opération, novembre 2013: pointe du nez toujours enflée et os cassé (intentionnellement pour rendre la base du nez plus large) toujours en reconstruction côté droit

  • Le seul médicament que vous pouvez prendre, en principe, est du paracétamol. Mais personnellement je n’en ai pris que les deux premiers jours pour fluidifier le sang, pour éviter l’oedème vu les bleus apparus.
  • Il y a souvent besoin de retouches. Parce que chaque nez est différent et que chaque corps réagit différemment également. Parfois il faut repasser par une anesthésie générale, et parfois juste une anesthésie locale. En quelques minutes la retouche peut être faite. Une retouche ne signifie pas que la chirurgie a été ratée. Juste que votre corps a décidé de faire bouger les choses différemment. Parfois la greffe ne tient pas et il faut en refaire une. Bref, il ne faut pas s’inquiéter du tout même si c’est décourageant et un peu effrayant. Je n’ai pas eu de retouche mais cela ne signifie pas que je n’en aurai pas dans le futur, j’aimerai faire corriger l’asymétrie de mes narines et aussi une cicatrice interne que je sens légèrement, mais rien ne presse.
avant

avant

  • On lit beaucoup de cas de « ratages » sur le net mais ce sont des cas isolés. Je connais beaucoup de gens passés par la case chirurgie qui sont très contents. De manière plus générale, je dirai que si vous êtes vraiment touché(e)s par votre complexe, le désir de chirurgie sera plus fort que la peur du ratage. Et donc, vous sauterez le pas. Je n’appréhendais pas du tout le ratage, mais j’appréhendais le fait de ne pas me reconnaitre ou détester le résultat.
  • Il faut que vous ayez une confiance absolue en votre chirurgien. Donc prenez votre temps, consultez plusieurs chirurgien, demandez à voir des photos avant-après de leurs patients. Et quand vous vous dîtes que vous avez une confiance aveugle en cette personne, alors oui, c’est la bonne et vous n’aurez plus d’appréhensions.
  • La douleur est plus que supportable. Comme je l’ai dit plus haut, j’ai pris du paracétamol les deux premiers jours comme indiqué par mon chirurgien et ensuite j’ai arrêté complètement parce que je n’avais pas mal. J’avais une sensation très étrange en touchant mon nez pendant au moins six mois. Comme si j’étais désensibilisée à cet endroit, je ne sentais presque plus rien si ce n’est une espèce « de courant » passant légèrement sur mon nez. Pas très agréable, mais ça ne dure pas et ça ne fait pas mal.
  • Si c’était à refaire, je le referais encore et encore. Et je ne remercierai jamais assez ma mère pour son soutien.

J’espère avoir couvert la plupart des questions que vous vous posiez, et je pense que c’est le dernier update que je vais faire sur le sujet, à moins que vous ayez plus de questions à ce propos bien-sûr. J’ai également mis à jour ma blogroll, je vous invite à jeter un coup d’oeil!

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2 réflexions au sujet de « Chirurgie: la rhinoplastie en détail – Update #2 »

  1. Eh bien moi je te soutiens à 1000 % dans cette démarche. J’ai fait le choix aussi de passer par la case chirurgie esthétique à l’âge de 29 ans. J’ai fait une blépharoplastie, dont je n’ai parlé qu’à ma famille et à ma meilleure amie, tout simplement parce que j’avais des poches marquées sous les yeux de très longue date et pourtant je ne buvais pas (je bois très peu, très occasionnellement et j’ai commencé à plus de 30 ans), je ne fumais pas (j’ai dû fumer 2/3 paquets dans ma vie et j’ai 52 ans, très occasionnellement aussi), je ne me droguais pas (et je ne l’ai jamais fait) et je ne faisais que rarement la nouba. Et je ne le regrette pas. J’envisage même de faire une retouche dans les années qui viennent mais il faut que je trouve le bon chirurgien car je ne voudrais pas non plus me retrouver avec les paupières très en creux, ce qui vieillit encore plus. Si je précise avec insistance que j’avais des cernes malgré une vie saine, c’est parce que ma mère avait fait cette intervention qq années avant moi. Elle avait ce même pb et complexe de poches sous les yeux qui donne un air très fatigué et triste et à l’occasion d’une visite de la médecine du travail, le médecin lui a dit qu’avec ses poches sous les yeux, elle avait le teint bouffi d’une alcoolique ! Elle qui n’a jamais ni bu, ni fumé, ni… Il y a bien eu des pb d’alcoolisme dans ma famille, mais il s’agit de mon père qui a fêté ses 40 ans d’abstinence en octobre dernier avec mes sœurs et moi, ma mère nous ayant malheureusement quittés il y a plusieurs années.
    L’essentiel est d’être bien dans sa peau. On vit tellement mieux après. De mon côté, mon objectif actuel est de perdre un peu de poids. On a tous envie d’être bien.

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